un petit bar crado
où tu croises pas les pestes
ni les putes du Lido.
Y a que des personnages
un peu usés par l’âge
et le sky frelaté
qu’ils s’injectent dans l’gosier.
Et moi quand j’vais là-bas,
j’y vois la Mère Maquerelle,
celle qu’a eu dans ses bras
des amants à la pelle.
Elle est un peu pilier
du comptoir de ces lieux,
à elle on va confier
tous nos secrets miteux.
Elle, à chaque fois, écoute
et bien loin de s’en foutre,
elle nous prend par le bras
et l’on valse comme ça…
{Allez, viens ! Mère Maquerelle,
on va s’prendre une bouteille,
on trinquera comme avant
à tes nombreux amants
à ceux, évidement,
que t’as jamais rappelés,
à celui qui maintenant
a fini par te j’ter} (x2)
Mais dis-moi, Mère Maquerelle,
qu’est-ce qu’tu fais d’nos histoires ?
Tu n’nous racontes pas celles
qui t’arrivent tous les soirs.
Moi, j’t’ai vue l’autre jour
avec au fond des yeux
comme un chagrin d’amour
qui s’écoule peu à peu.
Il faut que tu racontes
tout c’que t’as sur le cœur,
ta vie n’est pas un conte :
dis-nous tous tes malheurs.
Toi tu bois nos paroles
et tes verres de whisky,
‘faut que tu vides ta fiole
qui m’a l’air bien remplie
{Chorus}
Allez, quoi ! Mère Maquerelle,
nous on est là, on t’aime.
Tu dis qu’la vie est belle,
prends exemple sur toi-même.
Car moi j’suis sûr qu’un jour
on te r’verra sourire,
tu nous r’parleras d’l’amour
que tu faisais dans ta tire.
et tu riras d’plus belle
quand après quelques verres
tu oublieras l’amer
goût d’la vie, Mère Maquerelle
1 commentaire:
sympa ta nouvelle mise en page ! : )
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