Prolégomènes :

J'essaye, dans la mesure du possible, de tenir ces pages à jour, mais souvent cela se fait de façon irrégulière dans le temps.


N'hésite pas à m'écrire pour toute critique, même positive, objective ou non. Tu peux même voter sur ton sentiment direct de lecteur à l'aide des petites cases en bas des textes!

Pour l'instant, j'ai enlevé une grande partie de mes textes, un tri à faire, je restructure et je reviens.

Dernières nouvelles du 18/06/2012

Une nouvelle définition oblique, juste pour redire

Dernières nouvelles du 07/10/2011 :
* Nouvelles plumes ! ça fait pas gagner en productivité mais au moins ça donne un beau rendu... plus d'infos plus tard...
Côté écriture, c'est le point mort haut, ça fluctue dans la tête mais pas encore assez de substance pour en faire quelque chose de concret. A part ça, je travaille d'arrache-pied sur un nouveau projet, ça va venir...


Dernières nouvelles du 12/03/2011 :
* Une définition oblique, juste pour dire

Dernières nouvelles du 11/03/2011 :
* Un beau présent qu'elle mérite

Dernières nouvelles du 10/03/2011 :
* Cœur Hameçonné Affectueusement Relâché Là : Idéal Naturellement Exceptionnel : une autre tache d'encre écrite avec des maux

samedi 20 novembre 2010

Âme et souhait

Allez on va boire un café
là-bas, à l’ombre des marronniers,
qu’on croise plus personne qu’on connaît,
c’est avec toi qu’j’veux partager
ce petit moment si banal,
cette fraction d’après-midi,
cet instant futile et trivial,
ces p’tits instants qui peuplent une vie.
C’qu’on fait d’habitude entre amis
moi j’veux qu’on l’fasse ensemble aussi

Allez viens, on passe une soirée,
on sort nos assiettes les plus belles,
j’veux pas finir alcoolisé,
j’veux juste un dîner aux chandelles,
qu’on passe un moment tous les deux,
ça, ça me tient à cœur, ma belle,
que j’puisse te dévorer des yeux,
toi qui m’est plus chère qu’leurs prunelles

Viens là qu’j’te présente à mes vieux
Viens là qu’j'te d’mande en fiançailles
Viens! escapade en amoureux
Viens, on fabrique toute un marmaille
Viens là, je t’emmène à Venise
Viens, on s’marie sur un bateau
Viens, on s’promène sur la Tamise
Viens, on va vivre c’qu’il y a de plus beau

C’est toutes ces phrases que j’veux te dire
un de ces jours au creux d’l’oreille.
D’attendre, j’en crève car y a pas pire
que d’être avec une telle merveille,
la serrer souvent dans ses bras
sans entendre des « je n’aime que toi »,
d’être juste pris pour un ami.
J’veux juste que tu m’aimes pour une vie

vendredi 10 septembre 2010

Des lyres, des pênes


Ce n’est plus qu’un délire artiste,
cette fois j’espère qu’ça s’ra pas triste,
c’est par pure envie musicale
que je fais ces vers à deux balles.
Y a pas vraiment de cohérence,
ça raconte même pas une histoire,
c’est juste sur un gros coup de chance
que l’inspiration joue ce soir.
Mais pour ne pas vous ennuyer,
pour y trouver un intérêt,
on va pimenter un peu l’tout
en vous contant cet amour fou,
celui d’un homme et d’une femme,
jusqu’ici rien de plus banal,
mais quand il lui déclare sa flamme
ça finit sous une pierre tombale.

La morale de cette historiette,
la fin de cette chansonnette,
nous dit que quand l’amour est fou
ça finit toujours dans un trou.

C’était bien un délire artiste,
comme à chaque fois la fin est triste.
Mais ne croyez pas qu’ça soit mal
au fond c’est une histoire banale.

mardi 6 juillet 2010

Mère Maquerelle


 Il y a dans l’grand Est
un petit bar crado
où tu croises pas les pestes
ni les putes du Lido.
Y a que des personnages
un peu usés par l’âge
et le sky frelaté
qu’ils s’injectent dans l’gosier.
Et moi quand j’vais là-bas,
j’y vois la Mère Maquerelle,
celle qu’a eu dans ses bras
des amants à la pelle.

Elle est un peu pilier
du comptoir de ces lieux,
à elle on va confier
tous nos secrets miteux.
Elle, à chaque fois, écoute
et bien loin de s’en foutre,
elle nous prend par le bras
et l’on valse comme ça…

{Allez, viens ! Mère Maquerelle,
on va s’prendre une bouteille,
on trinquera comme avant
à tes nombreux amants
à ceux, évidement,
que t’as jamais rappelés,
à celui qui maintenant
a fini par te j’ter} (x2)
 
Mais dis-moi, Mère Maquerelle,
qu’est-ce qu’tu fais d’nos histoires ?
Tu n’nous racontes pas celles
qui t’arrivent tous les soirs.
Moi, j’t’ai vue l’autre jour
avec au fond des yeux
comme un chagrin d’amour
qui s’écoule peu à peu.

Il faut que tu racontes
tout c’que t’as sur le cœur,
ta vie n’est pas un conte :
dis-nous tous tes malheurs.
Toi tu bois nos paroles
et tes verres de whisky,
‘faut que tu vides ta fiole
qui m’a l’air bien remplie

{Chorus}

Allez, quoi ! Mère Maquerelle,
nous on est là, on t’aime.
Tu dis qu’la vie est belle,
prends exemple sur toi-même.
Car moi j’suis sûr qu’un jour
on te r’verra sourire,
tu nous r’parleras d’l’amour
que tu faisais dans ta tire.
et tu riras d’plus belle
quand après quelques verres
tu oublieras l’amer
goût d’la vie, Mère Maquerelle

mardi 15 juin 2010

* Embrasse-moi


Prête-moi ta langue, embrasse-moi,
même près, je me languis de toi.
Tiens-moi la main et embrasse-moi,
mais tiens-la bien et la lâche pas.

Embrasse-moi et on s’en va,
on ne vivra que d’une valise,
embrasse-moi et fais qu’cette fois,
ça ne sera pas qu’une simple bise.

Embrasse-moi et me quitte plus,
c’est pas une sale histoire de cul,
vite, embrasse-moi, fais-nous plaisir,
embrasse-moi et arrête de fuir.

Et embrasse-moi encore une fois,
que j’oublie pas le goût d’tes lèvres.
Donne-moi ta bouche, qu’elle soit à moi
Même si cette chanson semble mièvre.

On s’enlacera sans s’en lasser,
j’ai juste une envie de m’en aller
à l’aut’ bout du monde avec toi.
Allez, s’il te plaît, embrasse-moi !

Allez, viens par là, embrasse-moi,
regarde comme j’t’aime du bout des doigts,
et si tu trouves cette chanson triste,
changes-en la fin, embrasse l’artiste.

Embrasse ma plume, elle est légère,
goûte-moi comme je suis amer,
embrase mon cœur, c’est ta maison,
embrasse-moi plus que de raison.

Embrasse-moi, fais-moi rêver,
empêche-moi de me réveiller,
on pourrait faire l’amour cent fois
mais pour le moment embrasse-moi.

samedi 8 mai 2010

Mouette et chardon


C’est un conte écrit à la craie
sur un coin sombre d’une ardoise,
une histoire d’amour en secret,
une histoire qu’est tout sauf grivoise.

Ce soir c’est un récit épique,
celui d’une mouette amoureuse
d’un caillou un peu tyrannique,
une pierre qui la rend malheureuse.

Elle lui vole autour tendrement,
s’essouffle en tournant dans les airs,
le caillou s’en moque royalement,
rien n’émeut son p’tit cœur de pierre

Chorus
Et la mouette s’entête,
et, bien quelle soit fluette,
traduit son cœur en fête
par cette pierre de Rosette.
Et la mouette perd la tête,
moins belle que l’alouette,
pour cette pierre de Rosette,
elle a le cœur en miettes.

Elle a eu beau tout essayer
même c’qui plaît aux pierres de coutume
un soir l’oiseau désespéré
s’en fut prendre sa plus belle plume
la trempant dans une encre amère,
il écrivit ces quelques mots,
« ô vous, Madame la pierre
Je vous aime depuis là-haut »

Chorus

Mais cette pierre dont on fait des murs
n’a pas d’oreilles, c’est bien connu,
et c’est sur un ton un peu dur
qu’elle lui répondit ces mots crus :
« Moi, si comme toi, j’étais une mouette,
j’promettrais pas monts et merveilles,
au maximum, j’me f’rais muette !
Allez, ôte-toi de mon soleil ! »

Chorus

Alors la mouette, prise de colère,
pour passer son gros coup de blues,
décidant de blesser la pierre,
essaya de la rendre jalouse.

La mouette étant un rien volage
elle se posa sur un rocher
au loin, un bateau fait naufrage
et la pauv’ bête est engluée…

Chorus

Notre histoire se termine comme ça,
vous pensez qu’la fin n’est pas chouette.
Si tous les cailloux ici-bas
pouvaient s’soucier un peu des mouettes

Quand elles vous offrent leur amour
au gré des vents qui les transportent,
si l’une vient vous tourner autour,
allez, lui fermez pas la porte…

mardi 27 avril 2010

Deadline

Il m’reste 50 minutes
pour t’écrire quelques lignes,
que mes rimes culbutent
tes p’tites oreilles indignes.
Pour que mes mots t’émeuvent
ils doivent t’aller au cœur,
que d’amour ils t’abreuvent
mais sans plus te faire peur.

*Chorus*
Juste un chagrin d’amour
à expier par écrit,
une petite chanson pour
que tu lises c’que je crie

J’ai plus qu’une demi-heure,
je fais hurler ma plume,
je décharge mon cœur
qu’est lourd comme une enclume,
je t’écris les projets
que j’voulais avec toi
un jour réaliser
avant de perdre ton bras.

*Chorus*

A peu près 900 secondes
pour t’avouer mon amour
avec la force d’une bombe
mais qu’une victime autour.
Car dans quelques instants
on parlera plus d’moi,
parti comme un coup d’vent,
sans faire plus de bruit qu’ça (clac)

*Chorus*

Finalement, je jette
cette chanson idiote :
ma plume devenue muette
a des larmes plein la glotte,
alors je tourne la page,
(j’ai plus d’place sur celle-ci)
j’m’invente un personnage,
maintenant je fais comme si…

dimanche 7 mars 2010

* Conte défait *

Un joli conte de fées,
si modeste qu'il soit,
se doit de commencer
par "Il était une fois"
mais sachez qu'aujourd'hui
pour tromper la coutume
ce joli conte finit
ponctué d'amertume

Elle était sa faiblesse,
pas grande, jolie et mince,
et cette fois, la princesse
a dégagé le prince
sans aucune raison
sinon qu'il y a longtemps
un grand méchant dragon
planta son palpitant.

~ * Chorus * ~
Dans toutes les histoires
il y a des monstres et des gentils,
c'est fait pour émouvoir,
c'est pour faire rêver les petits,
mais vous devez savoir
que si le prince est amoureux
il va se faire avoir,
se faire bluffer par la Fée Bleue...
~ ~ ~

Lui qui croyait pourtant
l'avoir toujours au bras
et avoir plein d'enfants,
le prince ne savait pas
que toute son aventure
écrite dans ce livre
est peuplée de ratures
à la page où il la délivre.

Il arriva honnête
sur son beau cheval blanc,
chanta sous sa fenêtre
sa tirade d'amant
mais au lieu de promettre
un fabuleux amour,
la princesse dit, en fait :
"Vas-t-en donc de ma tour"

~ * Chorus * ~

Le prince désarmé
ne savait plus que faire
et pour se consoler
alla voir la sorcière
"- j'ai le coeur en lambeaux,
la princesse m'a jeté
- Tiens, j'ai ce qu'il te faut
pour charmer ton aimée"

La sorcière lui donna
l'une de ses potions
"- Avec ça, mon p'tit gars
tu s'ras fort comme un lion
mais surtout souviens-toi
qu'il faut rester toi-même
sinon tu ne seras
jamais celui qu'elle aime"

~ * Chorus * ~

Notre prince tout heureux
s'en fut chez son aimée,
but la fiole en moins d'deux
et se r'mit à chanter
la princesse s'émerveille,
l'embrasse fougueusement
et lui dit à l'oreille :
"C'est toi mon prince charmant"

Alors notre héros,
ne fit ni une, ni deux,
se changeant aussitôt
en un crapaud baveux :
"Si tu m'aimes comme je suis
je te rendrais heureuse
mais si t'as pas envie,
ne joue pas l'amoureuse"

~ * Chorus * ~

La morale de c't'histoire,
écoutez mes enfants,
c'est qu'il ne faut pas croire
ce que racontent les grands :
il n'est pas de princesse
qui puisse vous trouver beau
puisqu'elles ne s'intéressent
qu'au pire des crapauds...

vendredi 26 février 2010

* J'ai nié mes cannes, hic! *

Si je ramène encore ma fraise
et mes théories pathétiques
pour allier les choses qui me pèsent
au vocabulaire mécanique,
c’est qu’en étant ingé-rieur
pour qui l’amour est un moteur;
je vais de relations physiques
en amourettes hyperstatiques.

Tu étais cette belle inconnue
constituant mon attraction.
De ces treize cas, de loin tu fus
celle qui mit mon cœur en fusion.
J’en avais perdu mes repères,
hors taux normés, ça va sans dire,
cloué sur place, qu’est-ce que j’dois faire
pour que tes courbes soient mon avenir ?

~* Chorus *~
Tu t’es mise à prendre des mesures
tu m’as donné congé
tu me forces à faire des ratures
sur mes carnets
à cause d’un couple résistant
je n’ai plus rien pour le moment
~~~

Mon cœur s’est mis à dériver,
nos âmes entraient en vibration,
mes yeux sur toi étaient rivetés
par toutes tes sollicitations.
Tu as esquissé un sourire
quand j’ai pris tes coordonnées,
c’est vrai y avait matière à rire
de mes efforts mal assurés.
Rendu marteau à l’infini,
mais loin qu’mon esprit tourne au vice
j’ai insisté pour que l’on puisse
refaire le monde avec des scies.

* Chorus *

Pourtant cet amour dynamique
laissa Laplace à une fission
et c’est d’une dureté juridique
que t’as tout pris sans restriction,
tout ça pour une histoire déçue :
c’est vrai notre cercle familial
s’était changé à ton insu
en un triangle conjugal.
On s’voyait pas avec fréquence,
c’était comme une milli-maîtresse,
mais bon, ce genre de divergence,
t’y as mis un frein en vitesse!
Tu m’as jeté un regard perçant,
résolue comme un exercice,
tiré un trait sur l’inconstant.
C’est sûr, fallait crever l’abscisse !
Pour avoir connu cette blonde,
cette Catia si attrayante
qu’était sur la même longueur d’onde,
t’as préféré prendre la tangente.

* Chorus *
…à cause d’un couple résistant
je n’ai plus rien pour le moment…

mardi 2 février 2010

* Acousticoeur *

Vivre sous un toit et en couleur,
vivre sans toi et le cœur lourd,
si je suis ton souffre-douleur,
épuisé, j’ai le souffle court
d’avoir couru derrière ton cœur,
d’avoir voulu te faire la cour.

En entendant ce cri du cœur,
j’arrête mes écrits et j’accoure.
Tu m’as passé la corde au cœur
et je suis pendu haut et court.

Un coup fatal, mon cœur se meurt
d’être toujours ainsi pris de court,
quoi que ça me coûte, si ça demeure
‘faut qu’j’aie le courage de prendre des cours

C
H  Tes crocs, mon cœur, accroc du cœur
O  beaucoup m’écœurent, coupeurs de cous
R  accoutumé d’un coup de cœur
U  écoute, mon cœur te dit « coucou »
S

Je n’éprouverais pas de rancœur
pour ce rencard dans l’arrière-cour
car la seule vraie chose qui m’fait peur
c’est qu’on ne joue plus dans la même cour

Si on s’est connu par à-coups
j’peux dire que j’te connais par cœur,
moi qui ai suivi ton parcours,
‘faut dire que ça m’tenait à cœur !

Si je m’en fais une sinécure
c’est qu’on ne peut recoudre un cœur
coupé par ce couteau impur,
ça n'cautérise pas sans liqueur.

~* Chorus *~

Voilà ce coquin d'cœur cocu
qui s’accoquine à ma consœur
et prend toute la place dans ton cœur.
Pour ma conscience, c’était couru,
je reste avec mes hauts-de-cœur
pour vos sordides histoires de c**

Parce qu’il était venu, moqueur,
sur mes mots qui se serrent les coudes
il fait coup double : il t’a, je boude.
C’était couru, c’est un coureur.

Parce que ce bourreau des cœurs
t’emmènera au bureau des pleurs
devant ce coucher de soleil
auquel manquent les couleurs du ciel

~* Chorus *~

Alors je corrige les coquilles
sur les croquis de ce croqueur
car comme un chien dans un jeu d’quilles :
« Contre mauvaise fortune, bon cœur »

Mais dans cette crique, je craque
« Que le grand cric me croque ! »
j’ai le cœur qui se détraque,
palpitant qui débloque,
fleuve de vie qui s’écoule,
quai d’ma vie qui s’écroule

~* Chorus (x fois, fondu) *~

lundi 25 janvier 2010

* Ségotisme *

C’est d’une humeur lyrique
et d’une plume en main
que valsent tous les maux
de mes anciens quatrains
car une note certaine
qui de loin me fabule
a pu, en me jaugeant
me trouver ridicule.

C’est un délire artiste,
une légère digression,
qui me fit ségoïste
sans aucune discrétion.
C’est un coup d’œil furtif
jeté avec le cœur,
un coup d’œil trop hâtif
pour forger un bonheur.
C’est une déferlante
qui s’écrase sur une plage
de mon âme palpitante
et s’ébroue avec rage.

C’était un ségo-trip
qui fut suivi de près
d’un trait catségorique
tiré sur l’amour frais.
Je sais qu’il ne sert pas
de trop ségosiller
car on n’nségocie pas
avec un cœur brisé.

C’était une belle époque,
de merveilleux souvenirs,
c’est un jeu où l’on troque
le bonheur et l’avenir.
C’est un jeu où je perds,
c’est un « je » sans gagnant,
c’est une histoire vipère.

Ephémère présent,
c’est un futur passé,
c’est un présent perdu,
un passé trépassé,
c’est un organe foutu.
C’est un cœur avorté,
une promesse poignardée,
un p’tit gars ségorgé.
Un classeur rouge fermé.

C’est mon alter-ségo
que j’ai laissé partir.
C’est un cœur en cadeau
que j’ai laissé meurtrir.
Un poème de trop,
un poème de mots,
un poème où je loge