sur un coin sombre d’une ardoise,
une histoire d’amour en secret,
une histoire qu’est tout sauf grivoise.
Ce soir c’est un récit épique,
celui d’une mouette amoureuse
d’un caillou un peu tyrannique,
une pierre qui la rend malheureuse.
Elle lui vole autour tendrement,
s’essouffle en tournant dans les airs,
le caillou s’en moque royalement,
rien n’émeut son p’tit cœur de pierre
Chorus
Et la mouette s’entête,
et, bien quelle soit fluette,
traduit son cœur en fête
par cette pierre de Rosette.
Et la mouette perd la tête,
moins belle que l’alouette,
pour cette pierre de Rosette,
elle a le cœur en miettes.
Elle a eu beau tout essayer
même c’qui plaît aux pierres de coutume
un soir l’oiseau désespéré
s’en fut prendre sa plus belle plume
la trempant dans une encre amère,
il écrivit ces quelques mots,
« ô vous, Madame la pierre
Je vous aime depuis là-haut »
Chorus
Mais cette pierre dont on fait des murs
n’a pas d’oreilles, c’est bien connu,
et c’est sur un ton un peu dur
qu’elle lui répondit ces mots crus :
« Moi, si comme toi, j’étais une mouette,
j’promettrais pas monts et merveilles,
au maximum, j’me f’rais muette !
Allez, ôte-toi de mon soleil ! »
Chorus
Alors la mouette, prise de colère,
pour passer son gros coup de blues,
décidant de blesser la pierre,
essaya de la rendre jalouse.
La mouette étant un rien volage
elle se posa sur un rocher
au loin, un bateau fait naufrage
et la pauv’ bête est engluée…
Chorus
Notre histoire se termine comme ça,
vous pensez qu’la fin n’est pas chouette.
Si tous les cailloux ici-bas
pouvaient s’soucier un peu des mouettes
Quand elles vous offrent leur amour
au gré des vents qui les transportent,
si l’une vient vous tourner autour,
allez, lui fermez pas la porte…