Prolégomènes :

J'essaye, dans la mesure du possible, de tenir ces pages à jour, mais souvent cela se fait de façon irrégulière dans le temps.


N'hésite pas à m'écrire pour toute critique, même positive, objective ou non. Tu peux même voter sur ton sentiment direct de lecteur à l'aide des petites cases en bas des textes!

Pour l'instant, j'ai enlevé une grande partie de mes textes, un tri à faire, je restructure et je reviens.

Dernières nouvelles du 18/06/2012

Une nouvelle définition oblique, juste pour redire

Dernières nouvelles du 07/10/2011 :
* Nouvelles plumes ! ça fait pas gagner en productivité mais au moins ça donne un beau rendu... plus d'infos plus tard...
Côté écriture, c'est le point mort haut, ça fluctue dans la tête mais pas encore assez de substance pour en faire quelque chose de concret. A part ça, je travaille d'arrache-pied sur un nouveau projet, ça va venir...


Dernières nouvelles du 12/03/2011 :
* Une définition oblique, juste pour dire

Dernières nouvelles du 11/03/2011 :
* Un beau présent qu'elle mérite

Dernières nouvelles du 10/03/2011 :
* Cœur Hameçonné Affectueusement Relâché Là : Idéal Naturellement Exceptionnel : une autre tache d'encre écrite avec des maux

dimanche 19 octobre 2008

* Striction sans restriction *

Dans un sanglot d’envie
poétiquement correct,
tout ce que je t’écris
est cette histoire abjecte

car je ne suis pas ici
à clamer que, pour toi,
je ferai un pays
où l’amour sera roi.

Non, je suis là ce soir
pour ne tirer qu’un trait
sur une trop longue histoire
qui me rendait moins gai.

C
H Le cœur en confiture
O je te parle de ma vie
R et de toutes ces ratures
U que j'ai dû faire depuis
S

Pour te dire qu’en ce jour
pour une fois je m’éloigne
de ces histoires d’amour
où trop souvent tu gagnes.

Et si je me rends compte
que l’amour animal,
quand c’est toi qui le dompte
c’est à moi qu’il fait mal,

c’est à moi de partir
le cœur haut, la tête digne.
Je ne veux plus t’écrire
tous ces poèmes insignes.

~*CHORUS*~

Je t’ai fait ces promesses
de ne pas t’oublier.
Tu étais ma faiblesse
mais je dois te cacher.

Or dans ma nouvelle vie
que tu n’peux partager,
pas d’place pour toi ici,
j’aimerai bien gagner

Juste une fois à ce jeu,
juste une fois dans ma vie.
Oui, c’est ça que je veux
même si j’en souffre aussi.

~*CHORUS*~

Si je me brûle les ailes
en coupant tous les ponts
avec une si belle
source d’inspiration,

je changerai de métier,
je m’arrêterai d’écrire.
Mon stylo noir foncé
cessera de sourire

comme mon cœur qui s’embue
de cette disparition.
Mon âme qui erre sans but,
mes yeux qui touchent le fond.

~*CHORUS*~

Je reprends mon chemin
pour poster cette chanson,
elle est née de mes mains
et ne vaut pas un rond.

Je ne peux t’la dédier,
je n’peux que te l’offrir
au nom d’une amitié
dont je n’saurais souffrir.

Je ferme une parenthèse
ouverte depuis longtemps,
cicatrice d’une prothèse
du cœur, assurément.

~*CHORUS*~ x2

Avec le mot d’la fin
je clôture notre histoire :
pour moi il était vain
d’avoir tant cru pouvoir,

ma plume tenue en laisse
signe cette striction
et du fait, je te laisse
seule et sans restriction.

dimanche 12 octobre 2008

* Pohésite *

Cela fait longtemps que ma peau hésite
sur la force de la poésie
et l'inspiration des poètes
qui me retournent à l'état de bête.

Je ne prends pas de piédestal
pour citer ces pieds que j'étale
mais un plaisir particulier
à user de l'art séculier
qui consiste à semer des mots,
les cultiver, mêler les maux,
faire de mes cépages un recueil,
faire que ces pages soient leur cercueil.

Car si un air d'Apollinaire
laisse un parfum de Pauline dans l'air
aussi bien que les vers d'Hugo
sont une Victoire sur Ségo,
car si quand je pense à Violaine
je ne peux que citer Verlaine,
sache que Sullivan m'a peiné
en faisant disparaître Chloé.

Si tous ces Ponges je m'inocule,
je passe l'éponge et n'aime que Bulle.
Qui de Perec ou Mérimée
prit celle qui a Perrine pour ainée?

Je ne plagierai pas Prévert,
lui qui est si près de ses vers,
pour te parler de cette sévère
jolie petite Rousse aux yeux clairs.

Se baladant près de La Fontaine
si mes roucoulades restaient vaines,
j'eus pu déplacer des Montaignes
et même me jeter dans la Seine.

Tous ces poètes, vivants ou morts,
fragiles comme le Rimbaud Warrior,
subissent la torsion tortionnaire
d'une tension à 100 000 Voltaire.
Ils sont cloîtrés dans l'enceinte mate
de ce modeste Chateaubriand,
conscients que leur échec est mat
quand La Bruyère est trop bruyant.

Mais fier de leurs proses ou leurs vers,
de leurs amours si littéraires,
de ces flots d'encre, de ces Flauberts,
que ces passions coulent en rivière,
je Boileau de ce fleuve sacré
qui lie l'amour et le poème,
Queneau illusions versifiées
nous fassent vivre une vie de bohème.

J'ai essuyé des mots amers,
relu les épopées d'Homère,
j'ai dû puiser dans mes Racines
ce qu'aujourd'hui j'essaye en rimes.

Mais comme je n'ai ni leurs talents,
que je ne peux saisir ta langue,
je vide mon ressentiment.
Quand de mes bas mots je harangue
ton cœur, ton âme et ton esprit,
encore étonné d'expirer,
ce que de Shakespeare j'ai appris
ne me permet pas de m'élever
au rang de ces poètes puissants
défiant l'amour de leurs plumes,
car je sais que pour être si grands,
filets de larmes sont tant d’enclumes.

L’amour est comme une rage de dents
dont on n’arrache pas les Molières,
c’est une fureur de sentiments
pour un malade imaginaire.
Cette douleur devient vite aiguë,
mais loin de brailler : « Ô Corneille
je me meurs, appelle le Camus,
mes aspirations sont trop vieilles »,
je tire des conclusions craintives
Devos histoires trop morcelées,
j’ai eu Dumas’l à les cerner
mais vos défaites sont créatives.

mercredi 10 septembre 2008

* Rupture pour un rut pur *

Trois coups de balais que je prends en pleine face
c'est un beau spectacle pour les badauds qui passent.
Car en plein air, la scène se passe.
On a commencé en terrasse.

Je suis passé de narrateur
à élément perturbateur
et cela fait bien deux bonnes heures
que je te joue mon rôle d'acteur.
Dans cette scène de ménage
on se croirait dans un orage
et ici les deux personnages
sont partis pour un long métrage.

************** Chorus ***************

Pourtant, c'était bien commencé
tranquillement, d'vant un café
quand tout à coup cette femme en noir
écrivit la fin de notre histoire

************************************

Cela faisait près de deux ans
que l'on s'aimait comme s'aiment deux amants.
Sous ton balcon, et ses lauriers blancs,
juste une chanson, et un air dans le vent.

On est partis à l'aventure
sur une banquette de voiture,
découvrant ce que la nature
pouvait nous offrir de plus pur.

Au temps où cette idylle naissait
tous les passants applaudissaient
car cet amour qui fleurissait
semblait nous lier à tout jamais.

*** Chorus ***

Voici le temps du troisième acte
de l'élément perturbateur,
de nous et de ce fameux pacte
conclu entre joie et malheur.
Et tout à coup, tu as pris peur,
tu m'as demandé avec tact
si j'avais été voir ailleurs,
si j'avais joué pendant l'entracte.

Je suis rentré dans mes coulisses,
caché derrière mes artifices,
et je t'ai dit avec malice:
" je suis plus droit que la justice
toutes tes paroles n'ont pas de sens,
je ne juge pas à l'apparence "
et malgré toute ta clairvoyance,
on peut dire que j'ai eu de la chance.

*** Chorus ***

Car cette fameuse dame en noir,
je l'avais rencontrée un soir.
Elle avait le coeur à pourvoir.
je m'y suis installé pour voir.
Nous vécûmes une belle intrigue
un peu comme Chimène et Rodrigue;
nous nous enlacions sans fatigue,
nos deux corps nus dans la garrigue...
Mais comme elle ne se plaisait guère
à être héroïne d'adultère,
elle voulut être ma première
sous peine de mettre ma vie en l'air.

*** Chorus ***

Nous voici donc dans ce café
à l'écouter déblatérer
son flot d'invectives injurieuses,
sa longue tirade d'amoureuse.
Je ne sais dire c'qui s'est passé,
pour moi le rideau est tombé,
tu as pris un verre de Chartreuse
accompagné d'une voix furieuse...

Mais sous les coups et les menaces,
je suis le dindon de la farce,
je vois ces deux corps qui s'enlacent,
je vois mes deux femmes qui s'embrassent...

On peut dire qu'elles m'ont bien eu,
des trois c'était moi le cocu...

vendredi 22 août 2008

* Défier l’écume des jours *

~~~
Intro :
Quand se termine L’Écume des jours,
un certain Vian te fait partir,
il t’avait trouvé un amour
et a sacrifié ton avenir…
Alors, assis sur ce divan,
j’ai repensé à Sullivan
car de la scène de ma vie
t’es la diva, à mon avis…
~~~

Comme en écho à mes pensées
mon cœur est clos et dépassé
mais dans cet enclos éclopé
mon âme éclose est colorée.

De t’avoir connue à l’école
j’en ai le cœur qui se décolle
mais quelque chose cloche dans cette histoire :
tu es la belle, moi le clochard…
Pas un colloque de devinettes
pour incollables de Walt Disney
mais selon vous, qui est Clochette
si je suis Capitaine Crochet ?

Je voulais cloner ses plaisirs
celle qui m’a cloué de désirs
car si ma Clo, j’la porte aux nues
je me sens comme un cloporte nul…
mais j’écris pas comme Claude François
ni n’encloque mes rimes de sang-froid,
je t’écris d’une encre chlorée
moi qui fut un cancre, Chloé.

Pendant longtemps j’ai corrélé
sur mes amours qui claudiquaient,
j’étais cloîtré dans mon solo,
mes amours vivaient à huis clos…
Et puis cette jolie Cléopâtre,
celle qui ravit la clé au pâtre,
tirant le loquet de l’ennui
a guéri cette claustrophobie

Depuis, je vais clopin-clopant
relire les clauses de ce contrat
car le folklore du palpitant
se trouve fort clos à mon constat...
…ce numerus clausus du cœur
dont tu abats toutes les claustras
pour t’y claustrer toute seule, sans peur,
comme la clausule de mes tracas.

vendredi 23 mai 2008

* Lettre à l'initiale

Je n’ai jamais eu le courage de te le dire,
Uniquement dans le but de ne plus en souffrir,
Serait-il de bon ton que je couche par écrit
Tout le ressentiment qui opprime mon esprit ?

Aujourd’hui est un jour des plus particuliers

Heureusement que je ne l’ai pas oublié ;
Alors dans un ultime flot d’encre et de tendresse
Promet-moi de devenir un jour une princesse,
Promet-moi que ta vie sera heureuse à souhaits…
Y’a-t-il un vœu que je puisse enfin t’exaucer ?

Bienveillant, je n’aspire qu’à chercher ton bonheur.
Il n’y a rien d’impossible, je t’ai offert mon cœur.
Rejetant cette greffe, tu me consoles avec
Toute ton amitié en me clouant le bec.
Hier j’ai repensé à ces moments passés,
Difficile d’oublier le goût de tes baisers…
Aujourd’hui, de ma plume, je me dis avec joie :
Y’a-t-il une chose au monde que je ne puisse faire pour toi ?

Toutes mes pensées pour toi en ce vingt-trois mai,
Occasion de te souhaiter un « Happy birthday ».

Y’aurait-il quelque chose qui puisse te faire plaisir ?
Ordonne-moi et j’accoure rien que pour te servir.
Un seul sourire de toi sait faire pousser les fleurs

Mais s’il m’est destiné, il fait fleurir mon cœur.
Alors si un beau jour, tu voulais être aimée,
Galamment, je te prie de ne pas m’oublier…







vendredi 25 avril 2008

* Note-à-benêt *

Depuis longtemps je veux écrire
sur la puissance de l'écriture,
sur l'envie que j'ai de la lire,
celle qui est peuplée de ratures.

Je prends ma plume et, avec peine,
j'aligne bêtement un tas de mots,
mais aujourd'hui j'ai de la veine,
l'inspiration guide mon stylo.

Ne va pas croire que c'est facile
de pouvoir faire rimer ses vers,
la littérature a du style
et te pose des contraintes sévères.
Si tous nos pieds sont différents,
dis-moi pourquoi dans un poême
l'alexandrin est exigeant
alors que huit est un emblème?

La poésie est bien trop stricte,
et dans une illumination,
j'aspire à braver ses limites;
c'est l'Oulipo qui a raison
en s'imposant de belles consignes.
Littérature mathématique.
Des algorithmes bien plus dignes
que les grands orateurs bibliques.

En boule de neige, en anagrame,
en palindrome ou en bas de gamme,
en jolies lettres pour mesdames,
juste griffoné, avec deux grammes,
tu peux poser ce que tu veux
si tu te plies un peu au jeu.
Mais garde une certaine liberté,
défie ta créativité.

Car il y a bien des chose
dont tu peux être l'exploitaire,
un poême en vers ou en prose
peut tout aussi bien être sincère,
pour peu que t'aies à faire passer
un message ou bien une pensée.

C'est peut-être pas si simple d'écrire
mais ça peut t'aider à tenir.
Face à un choc, à une rupture,
choisis la voie de l'écriture.
Tu peux la lire et la chanter,
elle te fera toujours vibrer.

Si notre coeur a ses limites,
il faut savoir s'faire remplacer
alors au lieu de prendre la fuite,
force donc ton stylo à pleurer

mardi 15 avril 2008

* Acrostiche régulier et quadratique *

Même inconnue de ces lueurs habiles,
Ayant découvert que ta beauté futile
Galamment s'en irait au fil du temps
Aimes-tu tant faire souffrir le coeur de tes amants?
Lundi, j'irais tout seul me jeter dans la Seine,
Il n'y rien de possible: ma coupe d'amour est pleine.

Mais s'il y a une chose que tu veuilles bien faire:
Arrête, dans tous les coeurs, de semer la misère.
Gentiment je t'implore de cesser ta folie,
Allons bon, s'il te plaît, reviens-moi ma chérie!
Lundi matin je sors un papier, un stylo,
Il n'y rien de possible, je t'écris donc ces mots.

Malgré tout ça tu as choisi de m'ignorer.
Apparemment je n'pourrai jamais me consoler:
Gracieusement tu as mis l'anarchie dans ma vie,
Aujourd'hui, je n'en peux plus, je me jette dans l'oubli.
Lundi, minuit dix-sept, j'suis tombé sur ta lettre:
Il n'y a rien de trop haut sauf le bord de la fenêtre...

Mortellement je m'éloigne chaque jour un peu de toi,
Alors une chose est sûre: faut qu'lundi, ce soit moi.
Giratoires à l'envers, je brûle tous les feux rouges,
A chaque fois je m'en sors, pourquoi tout le monde bouge?
Lundi dernier tu m'avais dit qu'c'était fini,
Il n'faut pas t'contredire: j'ai mis fin à ma vie...

samedi 8 mars 2008

* La bulle au bois dormant...*

Je viens, une fois n’est pas coutume,
sous un prétexte un peu tangent,
parler d’un conte dont j’assume
le titre : « La bulle au bois dormant ».

Que les grands poètes me pardonnent
si je change la littérature.
Vaut mieux qu’on dise qu’il y a maldonne
plutôt qu’on y pose des ratures.

Je prends la plume et même la peine
d’écrire ici ces quelques lignes
et bien qu’elles puissent vous paraître vaines,
que leur liberté vous indigne,
sachez qu’elles parlent avec leur cœur,
c’est le meilleur langage qui soit.
Elles lient pêle-mêle les joies, les pleurs,
pour mieux se complaire dans l’émoi.

Pour ne pas contrarier l’usage
et pour que l’intro s’arrête là,
cette histoire dont je tourne les pages
commence par « il était une joie ».

Il était une joie, une bulle,
sur le fil de sa vie si belle,
oscillant tel un funambule
en marchant droit et bien sûre d’elle.

A l’instar de celle de chewing-gum,
elle garde toujours le goût d’la vie
et quand elle prend le cœur d’un homme,
la bulle fait sourire ses envies.

Elle fit l’effet d’un bulle-dozer,
quand elle dévasta mes barrières
en s’emparant de mes images
pour les jeter sur le rivage
d’une plage laissée à l’abandon :
c’est un cœur qui demande pardon.

Car c’est dans ce conciliabule
que je me sens con s’il y a Bulle,
alors j’ère tel un somnambule,
et vous claque des rimes un peu nulles.

Puisque j’écris en minuscule
ce conte défait qui s’effiloche,
dans ma tête les mots se bousculent
et résonnent comme le son d’une cloche

Mais mon inspiration a fui
en me laissant seul dans la nuit.

Car c’est ainsi, sans préambule
qu’elle écrivit dans son bulletin
que la beauté du crépuscule
à la pâleur du petit matin
peut sublimer tous les cauchemars
bien qu’ils aient eux-mêmes leur histoire.

C’était donc l’histoire de la Bulle
celle qui irradie de bonheur,
celle qui fait que ta vie bascule
et qui prend ses aises dans ton cœur…

mercredi 20 février 2008

vendredi 8 février 2008

* Art-triche-tics *

Comment te dire et comment faire
pour que tes notes jouent l’émotion ?
Comment écrire les commentaires
en marge de tes partitions ?

* Car à cette heure où la musique
fait plus de fric que d'harmoniques,
je m’en irai de par le monde,
rétablir que la Terre est ronde.

Pourquoi montrer que la vie est belle,
et qu’elle vaut le coup d’être vécue
si l’on n’découpe que des parcelles
collées de façon saugrenue?

* Car à cette heure où le collage
fait se joindre deux feuilles volages,
je m’en irai de par le monde,
rétablir que la Terre est ronde.

Je te prendrai sous tous les angles
dans des endroits inattendus.
Et je te délierai la langue
d’un flash d’amour si incongru.

* Car à cette heure où la photo
meurt au profit de la vidéo,
je m’en irai de par le monde
rétablir que la Terre est ronde.

Je pourrais passer de longues heures
à ne chercher que ton bonheur.
Et si il faut tout diluer,
je ferai de toi ma moitié.

* Car à cette heure où la peinture
ne s’exprime seulement sur les murs,
je m’en irai de par le monde,
rétablir que la Terre est ronde.

Ce serait un portrait de toi,
dessiné en candeur nature.
C’est un projet sur ta comète
que j’ai tracé en clair-obscur.

* Car à cette heure où le dessin
ne représente que fesses et seins,
je m’en irai de par le monde,
rétablir que la Terre est ronde.

Je te montrerai le dimanche
que l’on a du pain sur les planches.
Je te lirai le scénario
écrit par pur amour des mots.

* Car à cette heure où le théâtre
ne nous empêche plus de nous battre,
je m’en irai de par le monde,
rétablir que la Terre est ronde.

Je pourrai vendre mon âme au diable
et donner mon corps à la science.
Je ne te laisserai que les fables
de mon cœur transi de romance.

* Car à cette heure où le poème
ne nous sert plus à dire « je t’aime »,
je m’en irai de par le monde,
rétablir que la Terre est ronde.

mardi 29 janvier 2008

* Un pari pour Paris *

Voici une jolie chansonnette
que je chante sous ton balcon.
Et même si tu n’es pas Juliette,
tu en suscites l’admiration.

Je t’offre ainsi une ballade
qui s’extasie d’un vent tranquille
faisant l’effet d’une tornade
sur mon cœur dévoué et fragile.

Je suis arrivé à bon port,
la tête encore dans les nuages.
Mon cœur bat de plus en plus fort
mais demeure toujours dans sa cage.

Je suis parti et maintenant,
je continue de voyager.
Mon cœur s’envole au gré des vents,
balloté par les alizés.

C’est ni un pari, ni un vice,
que de partir te retrouver,
de prendre la route 66
qui m’amènerait à tes côtés.
Mais bien pour pallier la distance
qui me sépare encore de toi.
Y’a une certaine accoutumance
à se retrouver dans tes bras.

Pour moi cette magnifique soirée
a su rimer avec bonheur.
Ces souvenirs restent gravés
à tout jamais au fond du cœur.

Il ne faut pas insinuer
qu’il n’est pas de lien plus ténu
qu’un savoureux baiser volé,
bien que furtif et corrompu,
qui ne puisse éclairer un cœur
qui se sentirait dépassé
par l’amour mêlé à la peur
d’être trop vite délaissé.

J’ai eu une pointe d’inspiration
après que tu m’aies embrassé
Mais pour finir cette chanson,
il te faudra recommencer...

Ecrit entre le 17-18 août 2007 et le 4 septembre 2007

vendredi 25 janvier 2008

* Un elfe à bêtes... *

Avant d’aider les autres avec de l’amour qui raisonne,
j’ai besoin de bons baisers brûlant ma bouche ébréchée,
et que chaque consonne claque comme une cloche qu’on sonne.

Je dois d’abord danser avec mes doutes et mes idées,
écrire et être en extase, espérer que l’être épanoui,
sans faiblesse, avec foi et une fierté défiante,
me guide de guingois dans une gigue gesticulante.

Mais j’hésite à exhumer mes humeurs humant l’harmonie.
L’irrésistible intérêt de cette indivisible idylle,
jaillissant avec joie d’un joyau sur mes pages jaunies,
est qu’avec l’écriture, kimonos, kiwis et Kabyles,
se lient langoureusement, tels que la loi et l’Hallali.

(et c’est ainsi que…)

Lors d’une matinée de mai, ma mélodie mima l’amour,
mais ne voulant pas nuire à mes nocturnes notations,
elle opta pour l’original et m’offrit de faire un tour
(avec) toute la portée perverse qu’impliquait cette proposition.

Et c’est ainsi que les questions qui me querellent quotidiennement
se raréfient mais rendent mon écriture pleine de ratures,
parce que mes souvenirs sont souillés insensiblement
par tout un tas de troubles, transformant ma vie en torture.

Une universelle union de nos deux peaux si peu usées
provoque un va-et-vient ; la virginité voit sa fin.
[Ici trouver des mots en double-vie est vraiment vain,
et j'exagère une exaction pour exclure cette fuite exigée]
Tes yeux, tels le Yin et le Yang, sont deux beaux joyaux idylliques
qui zozotent en bleu azur, comme le zéphyr mythologique.
Ecrit mi-janvier 2008